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une figure de la culture andorrane

Joan Burgués Martisella
Andorre

Découvrez la vie trépidante et intense de Joan Burgués Martisella témoin actif derrière son objectif photographique d’un quart de siècle de la vie politique et culturelle de la Principauté d’Andorre.

À l’origine, un magasin de photo en Andorre

Joan Burgués Molins, père de Joan Burgués Martisella, a fuit l’Espagne au plus fort de la guerre civile. Son épouse étant originaire du village d’Encamp de la maison Cal Sigarró, c’est tout naturellement qu’il trouve refuge en Andorre.

Photographe amateur, il ouvre un magasin de photo en Andorre dans les années 50. « Foto Cine Color » devient très vite l’adresse bien connue des amateurs et restera ouverte pendant plus de 50 ans. En peu de temps, la boutique photo se transforme en un lieu de rencontre pour toute la sphère politique et culturelle andorrane de l’époque.
C’est dans cet environnement riche et singulier que le jeune Joan aiguise son goût pour la culture en général (et l’andorrane en particulier), mais surtout découvre la photographie. Cet art qui finira par s’ériger en passion puis profession.

Le photographe du gouvernement de la Principauté

Joan Burgués Martisella fera une partie de ses études à Barcelone.
Dès son retour dans la Principauté, en 1961, il crée « l’Agrupació Fotogràfica i de Cinema Amateur ».
Cette même année, Joan reçoit une proposition qui lui permettra de débuter sa carrière de photographe.

L’un des photographes officiels

La Sindicatura - Présidence du Parlement andorran, sous la direction de Julià Reig à l’époque - lui propose de devenir un de leurs photographes attitrés. C’est le début d’une longue série de reportages photo pour le compte de cet organisme d’état, … équipé d’une copie de boitier Leica.
Joan Burgués Martisella réalisera énormément de clichés pour le "Consell General". Ceci jusqu’à l’approbation d’une loi prévoyant que tous les négatifs de photos commandées par le "Consell General" restent la propriété de ce dernier. Pendant une vingtaine d’années, Joan va couvrir ainsi les voyages officiels de nombreux Co-Princes français. Entre autre et pour ne citer qu’eux : les Présidents De Gaulle, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, ...

Autre événement d’envergure dont il assurera la couverture en tant que photographe officiel : le procès constituant débouchant en 1993 sur l’approbation de la Constitution Andorrane. Ses flashs crépiteront au Palais de l’Élysée et au Palais Épiscopal lors des signatures du Texte officiel.
Cette expérience marque, comme il nous l’a lui-même avoué, la fin de sa carrière de reporter accrédité.

Photographe reconnu et reporter

En 1970, un autre fait marquant survient dans sa vie. Il remporte le second prix du concours international de photographie organisé par la Communauté Économique Européenne. Ce prix lui vaut une reconnaissance internationale et le réconforte quant au choix de sa profession.

A partir de 1985, il aura le privilège d’être l’un des reporters photographes du fameux Festival de Jazz d’Escaldes Engordany. Comme il nous le confie, « cela fut une merveilleuse expérience qui me permit de rencontrer des légendes du Jazz » dont : Michel Camilo, Stan Getz, B.B King, Miles Davis pour ne citer qu’eux …

Puis vient le temps de la photographie artistique

Joan Burqués Martisella continuera à faire énormément de photos, mais cette fois, en privilégiant la recherche artistique. Il orientera son travail vers l’individu en tant que personnage élément de son entourage et vers les paysages. Tout au long de sa carrière, il multipliera les expériences et les styles et ses qualités de photographe s’en trouveront encore enrichies.

Représentant et responsable culturel en Andorre

Dans les années 80, il deviendra le vice-président de la FIAP (Fédération Internationale de l’Art Photographique) et le président du Cercle des Arts et des Lettres d’Andorre.

Des missions au-delà des frontières de la Principauté

Il effectuera de nombreux voyages en Amérique Centrale et du Sud, continent qu’il a appris à aimer et qu’il connaît très bien. Au jour d’aujourd’hui, il passe à peu près un tiers de l’année à La Havane.
Il sera amené à exercer en tant qu’Ambassadeur de l’Andorre auprès des Sommets Ibéro-américains du fait de sa parfaite connaissance de ce continent.

Un photographe dans l’air du temps

Côté technique, Joan a toujours eu un penchant pour le monochrome et fut l’un des derniers photographes andorrans à passer au digital.
Selon ses propres mots, « il est indéniable que la photo digitale entraîne une économie conséquente pour tout photographe et un gain de temps considérable ». Pour lui, « le photographe doit créer l’image et ce, peu importe le support, en opposant ceux qui créent l’image à ceux qui la transforment (modifications, retouches, recadrages, développement…) ».
Il apprécie aussi l’aspect technique de la photographie. Selon lui, aujourd’hui tout le monde se considère photographe avec l’apparition des Smartphones et autres applications ...

Des témoignages visuels à foison

Aujourd’hui, le Fond Joan Burgués Martisella rassemble plus de 120.000 clichés d’Andorre et du reste du monde, dont la moitié sont digitalisés. Cette photothèque est complétée d’une collection de plus de 120 appareils photos, caméras et autres projecteurs.

Un prix de photographie porte aujourd’hui son nom : « Premi de Fotografia Joan Burgués Martisella » et Joan Burgués Martisella demeure l’une des personnalités culturelles majeures en Andorre.

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